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Bourcefranc-le-chapus - Le Marouillet

10-08-2017
75 km
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Points d'intérêt

  • Marais de Brouage
  • Cabariot-la-morte
  • Tonnay-Charente
  • Rochefort
  • la Corderie
  • l'Hermione
  • La LPO

Saintonge, priez pour nous

Nous n'avions pas encore de journée digne du titre de "plus difficile du parcours" ; celle d'aujourd'hui la remporte haut la main.

C'était pourtant pas trop mal parti : la pluie avait cessé suffisamment tôt pour nous permettre de partir un peu moins tard que la veille, et la Saintonge était prête à s'offrir à nos yeux lassés de conifères. Le début de notre parcours du jour consistait à traverser des marais, et ce fut l'occasion de rencontrer animaux et oiseaux de tout genre - Fabio était tout fou "Regarde, une grue ! Un héron ! Un truc poilu qui saute dans l'eau ! Oh, une vache couchée !".

À l'opposé du fourmillement touristique que nous avions rencontré le long de la côte les jours précèdents, on ne croisait plus âme qui vive une fois à l'intérieur des terres. Les villages étaient désertiques, tous les points commerce fermés. Ajoutez à cela une chappe de nuages gris, un fort vent et une pluie intermittente... C'est l'estomac dans les chaussettes que nous nous sommes alors arrêtés dans un restau pour se réchauffer et mettre du baume au ventre. Juste le temps nécessaire au soleil pour refaire son apparition et nous montrer sous un jour meilleur les bords de Charente alors que nous abordions Rochefort et son patrimoine: la Corderie royale, l'Hermione, le siège social de la LPO...

Seulement, l'autre versant de la ville nous réservait un vent à s'en décrocher les sacoches. Se prendre un 30 km/h de plein fouet sur du plat c'est comme, pour ne citer personne, "grimper une montagne, sauf que t'as pas la super descente à la fin". La fatigue arrive vite, mon genou droit montre des signes de faiblesse, mais hélas les prochains campings s'avèrent complets et les environs, moins touristiques, ne sont pas aussi bien lotis que les précédents. On nous annonce 15km pour le suivant, un peu hors de notre tracé donc susceptible d'avoir encore un peu de place. Autant vous dire que ce furent 15 looongs kilomètres, pédalés asymétriquement, en insultant le vent sa mère et toute portion de route ascendante. Mais avec un Fabio à ses côtés on peut aller n'importe où, et c'est à force d'encouragements que nous atteignons enfin le petit camping de la délivrance, improbable jardin d'eden paumé dans la campagne au bout de 2km d'impasse. Croyez-le ou non, nous avons eu le dernier emplacement !

Allez, on mange un bout avec les cigognes, et dès que le vent ne soufflera plus, on repartira !

Commentaires

Alors excusez-moi de faire mon moi-même, mais les oiseaux sont des animaux !
Tu... tu pouvais corriger de vive voix quand même.

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