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Deva - Cadavedo

08-08-2016
94 km
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Points d'intérêt

  • Avilés

Viens vite chez nous et respire le bon air

Cela fait maintenant une semaine que nous sommes sur la route. On s'habitue peu à peu à l'effort quotidien, on a la chance de voir des paysages aussi divers que variés, on rencontre des gens des tous horizons... J'aurais aimé pouvoir commencer cette nouvelle semaine de pédalage par un récit riche en péripéties. Malgré une grosse distance c'était une journée plate comme disent nos amis québécois. Pourtant, plat n'as pas été notre trajet.

Nous avons quitté Deva et sa banlieue pour traverser Gijon. C'est une grande ville espagnole avec une architecture très espagnole. Rien de bien croquant à se mettre sous la dent, pas de photo à prendre, on continue...

La sortie de la ville nous permet de bien respirer l'air pur directement depuis les pots d'échappement des camions. La route longe d'ailleurs des zones industrielles pendant une bonne partie de la matinée.
On a le droit à quelques bornes sur de petites routes de campagne. L'occasion de voir quelques rapaces chasser, ou de donner quelques pissenlits à des chevaux harcelés par les mouches.

Nous passons ensuite par la vile ville d'Avilés dont le port était assez intéressant. Il y avait quelques éléments culturels et comme nous sommes très friands de tout ce qui peut nous faire briller en société, nous avons apprécié. Il y'avait par exemple ces trois pics métalliques couleur rouille érigés vers le ciel. C'était très culturel.

Nous quittons les alentours moches de la ville pour continuer notre route. Finies les zones industrielles, place à la montagne sauvage.

Après quelques bornes d'intense pédalage la route vers notre objectif se trouve barrée par des travaux. Le chemin alternatif nous fait rallonger de 10km. Tant pis, on y va quand même!

On traverse ainsi pas mal de hameaux suivant le rythme très précis de : on grimpe la montagne, on traverse le hameau composé de 4 maisons, on redescend.

Il faut savoir que plutôt que de survoler les cols, comme sur notre route prévue, celle-ci colle aux versants des montagnes. Il nous a donc fallu nous farcir tous ces incessants lacets à l'excès, c'en était lassant.. Si on regarde le trajet vu de haut, il ressemble très étrangement aux varices que nous risquons d'avoir si nous prenons cette route tous les jours. Coïncidence?

Il va sans dire que le chevauchée fut harassante, surtout à cause des réserves d'eau qui s'épuisent vite avec cette chaleur. Les points de ravitaillement étant tellement rares que, ivre de joie d'avoir enfin trouvé une fontaine d'eau fraîche, j'ai oublié ma gourde sur celle-ci. Adieu petite gourde, ma fidèle alliée en ces temps desséchés...

Si je dois tirer quelques conclusions de cette première semaine, voici quelques points qui en ressortiraient :

  • Les gens d'ici doivent avoir un puissant système digestif vu que leur pain est fait d'une matière proche du carton.
  • Le meilleur support de diffusion politique est le dessous de pont. Au vu du nombre de messages qu'on y trouve, ils doivent penser que c'est le meilleur système pour faire entendre sa voix.
  • Les revendications d'indépendance des trois régions traversées sont vraiment fortes. Tout comme l'utilisation de leur patois.
  • Faire du vélo pendant 5h par jour ça fait vraiment mal au cul.

Commentaires

C'est combien la nuit dans un hôtel avec piscine dans les alentours ?

Pierre, l'homme-moutarde était avec vous lors de votre visite culturelle à ce que je vois.
Un hôtel? Mouhahaha... C'est 9€ mais tu dois apporter le lit et le toit.

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