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Leces - Deva

07-08-2016
65 km
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Points d'intérêt

  • Villaviciosa

Sait-on jamais où les vents nous mènent...

Nous, ils nous ont envoyé dans le mur ce matin. Ou alors le GPS. Nous rapprochant de la région de Gijon et de la Galice, nous savons que la route ne vas pas tarder à monter dans les jours qui viennent. C'est avec cette information en tête que nous avions décidé de faire une journée "pépère". C'est à dire, une soixantaine de bornes sans forcer tant que le terrain est plat.

Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes cyclables quand le GPS décida qu'il était meilleur pour nous de sortir de la route que nous suivions. Étant peu coutumiers de la région, nous suivons aveuglément ses indications comme à l'accoutumée. Mal nous en a pris, car il nous fait dévaler une rue sans autre issue que la mer puis nous demande de faire demi-tour. Quitte à remonter, on décide de le faire en continuant sur un petit chemin à travers champs. La vue est magnifique, la descente n'aura pas été vaine.

On revient à nouveau sur la route pour enchaîner quelques kilomètres. L'ami GPS nous informe d'un itinéraire alternatif nous faisant gagner 20 minutes. Pas rancuniers, nous le suivons. On commence à traverser quelques chemins champêtres. Et franchement c'était beau. On y a vu que du feu.

Le modeste chemin forestier devient peu à peu ravagé. D'énormes ornières le sillonnent tant et si bien que nous devons sortir de selle. Ce raccourci, qui ne semblait plus raccourcir que notre confiance envers Google Maps, ne tarde pas à nous réserver d'autres surprises. Quelques mètres plus loin, le chemin est cette fois partiellement inondé. L'îlot central est trop boueux pour s'y aventurer. D'un commun accord, nous décidons de nous tailler un chemin dans le sous-bois longeant le sentier limoneux. Et c'est en tentant d'atteindre ce sous-bois salvateur que j'ai marché sur ce qui semblait pourtant être de la boue sèche. Mon mollet sera témoin pour confirmer que ce n'est pas le cas.

Quelques éclats de rire et de photos pour immortaliser la maladresse, puis nous tentons de désembourber le jambonneau. La tâche pris un certain temps car ma chaussure semblait apprécier son séjour fangeux. Quand ce fut fait, nous voilà repartis, avec un chargement non négligeable sur le pied gauche.

Le reste de ce raccourci, qui nous aura fait perdre 1 heure, se passa sans plus d'anicroches que si nous avions traversé un terrain d'essai de mines antipersonnel. Le reste de la journée à été relativement plus calme, avec l'ascension de deux cols, quelques poumons crachés, l'épuisement de nos réserves d'eau sous le cagnard et la jambe gauche qui cuit dans son écrin de terre.
Il semble que l'artisanat d'assiettes en terre cuite soit une spécialité des Asturies. Je pourrais toujours me reconvertir dans cet art et entrer dans la légende asturienne.

Je joins une photo de mes pieds débarrassés de leur croûte terreuse. Ils n'ont peut-être pas l'air en très bon état. Mais est-ce de ma faute à moi, si j'aime pédaler et avoir les pieds las?

Commentaires

Au moins la - cocasse - mésaventure t'auras permis d'honorer ni vu ni connu la tradition canalwebienne !
Cela dit je commence à douter des bonnes intentions de maps à votre égard: on est à deux doigts de l'anti-publireportage pour le GPS :p

PS: GG pou
... pour le doublé du chansonnier... Pas pour la limite de caractères :p
Rappelez-moi c'est quoi la destination finale ? Que je regarde le chemin restant !
Cherche Ponte de Lima, c'est globalement la fin.
Et bah mon cochon, vous allez continuer le long de la côte encore longtemps ou vous aller couper dans le pâté ?
Peeter, tout en finesse (et charcuterie)
On va bientôt aller vers le sud. C'est bien le sud, ça descend.

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