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Ziortza - Portugalete

03-08-2016
72 km
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Points d'intérêt

  • Garai
  • Bilbao
  • musée Guggenheim
  • Portugalete

Combien de temps pour traverser les montagnes?

Nous n'avons toujours pas vu le vent d'Espagne en ce troisième jour de voyage. Les montagnes, elles, étaient toujours au rendez-vous.

Après être descendus de notre perchoir, et tout en suivant les conseils de Google Maps, nous avons mis le cap vers Bilbao. Je persiste à croire que ce Google à une notion toute particulière de ce qui est cyclable. Nous voilà donc au bord d'une voie rapide, sur l'étroite bande d'arrêt d'urgence, suant gras et eau. On met pied à terre et on râle (enfin surtout moi, mais je l'assume très mal, donc j'opte pour l'impersonnel). L'ascension est interminable, le soleil implacable.

Petite distraction en passant par Garai, village niché au creux de la montagne. Il y a juste avant une sorte de machin culturel. Une place fermée et quelques édifices avec des explications sur certaines traditions, les pics environnants... C'eût été agréable que tous les panneaux d'informations ne fussent écrits en patois Basque. Uniquement. On continue donc vers la place du village, là un balcon donne sur le paysage. Il est l'heure de faire honneur à une tradition hobbitte : le second petit déjeuner. Avec vue sur les monts embrumés en prime. Le temps de se rendre compte qu'on a oublié le sac de provisions à l'endroit du premier petit-déjeuner.

Sortie de Garai et le moment tant espéré arrive. La route descend enfin. On dévale la pente sous les frondaisons. Le paysage défile, les freins fument. Des heures de montées pour une poignée de minutes d'ivresse. Mais ça vaut le coup.

On continue jusqu'à Bilbao. 30km de route morne au milieu des zones industrielles. Mais la circulation est fluide, on met un coup de collier et on y arrive sans embûches.

Bilbao, ou Bilbo en version originale car les Basques sont des inconditionnels de Tolkien comme chacun le sait. Bilbao donc, est une ville à l'architecture hétéroclite et originale. On en profite pour visiter un peu, longer le Nervión quand arrive la deuxième crevaison. Mieux, une déchirure du pneu arrière. On avait prévu le coup avec un pneu de rechange, mais le temps de réparer nous fait perdre trop de temps : on n'ira pas aussi loin que prévu.

On passe par le musée Guggenheim et ses sculptures tourmentées puis on reprend la direction de la côte. Le chemin vers Portugalete promet le pire avec des rues délabrées et de superbes immeubles que n'auraient pas renié les architectes soviétiques. On débouche finalement sur la magnifique embouchure entourée d'une ville pittoresque, avec en fond, un pont transbordeur faisant la navette entre les deux rives.

Commentaires

Toca à pedalar
Gambatte kudasai!
Merci,de nous faire voyager en même temps que vous. Bravo pour votre courage.

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